Baucan

Bauçan est un artiste multidisciplinaire autodidacte de Montréal. Lorsqu’il réalise ses abstractions géométriques, il laisse libre cours à son instinct créateur. Ses peintures débordent de rythme, de teintes vives et de poésie.

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Bauçan, poète d’images, de musique et de mots, est né à Montréal, Canada, en 1968. Autodidacte, il abandonne ses études collégiales pour se consacrer à son art. Début vingtaine, il fonde avec Luc Courchesne le regroupement d’artistes « Le Cénacle de l’Étendard » qui se consacre également à l’édition de livres de poésie. Il y publie deux recueils et participe à plusieurs autres collectifs. Entre quelques lectures de poésie, il enregistre un album de musique sous étiquette indépendante et réalise un court-métrage vidéo « Le chat a fait de moi un oiseau » avec, comme acteur principal, le poète Éric Francoeur et comme caméraman, Jean Cotonnec.

Avide d’aventures, il a parcouru à pied l’Île de Baffin et traversé le Canada « sur le pouce » (en auto-stop).

À l’âge de 24 ans, pendant son premier voyage en Europe, il expose ses peintures dans une galerie de Pont-Aven, en Bretagne (où vécut Gauguin), puis, au fil des ans, à Bordeaux, Dinard, Nantes, Nice, Paris (France), à Bruxelles (Belgique), à Cologne (Allemagne), à Kyoto (Japon), à New York, au Texas et à Chicago (É.-U.), à Calgary, Toronto et Montréal (Canada)… On peut également voir un de ses tableaux dans le film américain « Beyond Borders », avec l’actrice Angelina Jolie.

À 26 ans, Bauçan invente un appareil photo 35mm, à l’aspect antique, qu’il fabrique en papier et qui fonctionne avec une véritable pellicule. Après avoir vendu son invention à la compagnie Wrebbit, il voyage pendant trois ans, de la République Tchèque jusqu’en Afrique du Nord.

En 2014, après avoir vécu plus de dix ans en Thaïlande, il s’installe en Chine.

« Au début de ma carrière, pendant cinq ans j’ai peins des personnages et des paysages pour réaliser que la pensée est l’ennemie du peintre, plus je peins en pensant à ce que je veux faire et plus les mouvements de couleurs du tableau risque d’être faible et plus je peins avec instinct et plus j’arrive a créer une œuvre forte. Ainsi j’ai aussi réalisé que les lignes de dessin que je traçais avant faisaient figure de ligne de barrage pour mes élans de mouvements de couleurs, j’ai donc décidé de peindre sans aucun croquis ou idée préconçu pour me permettre de créer une œuvre avec le plus d’énergie et de liberté possible.

Pour moi, chaque arbre est une œuvre d’art, car sa création est régie par une énergie, celle de la nature. C’est ainsi que spatule en main, j’essaie que mon acte de création soit le plus instinctif et énergétique possible. Dans une gestuelle rapide, j’applique d’abord sur la toile des formes et des tâches, sans composition préalable, à travers lesquelles je dégage un monde fantasmagorique.

Chacune de mes toiles s’efforçant d’être un fruit, parfois sucré, parfois amer, rude ou doux, alimentant autant qu’elles le peuvent, les yeux et le cœur, de celui ou celle qui les regarde… »

« Vagabond d’images, de musique et de mots, aux racines chamanique, ma démarche est celle des arbres, du vent, du soleil et des montagnes. Comme les trapézistes mystiques, voulant à tout prix réussir à faire le tour du monde en marchant sur les fils électriques et sur les cheveux des femmes. »